Je suis mon propre ennemi.

N’avez vous jamais entendu …

« L’enfer c’est les autres » ?

Pensez-vous que l’on puisse imputer aux autres nos propres névroses ?

J’ai vu beaucoup de gens se reposer entièrement sur leur entourage, se dédouaner des tournants de leurs vies, donner le poids de leurs doutes et de leurs décisions et assumer ceux des autres. J’ai vu beaucoup de gens s’investir tellement dans la vie des autres qu’ils perdaient le fil de la leur. Vous ne pourrez pas toute votre vie porter vos propres bagages et ceux des autres. La plus terrible des omissions est d’oublier que l’accomplissement est avant tout personnel.

L’amour (sous toutes ses formes) ne vous affranchit pas des décisions qui vous incombent. Manquons nous à ce point de confiance en nous pour remettre dans les mains de quelqu’un d’autre les décisions qui nous concernent à part entière ? N’est-ce pas quelque peu égoïste parfois ? Quel meilleur moyen de se déculpabiliser ? La réussite est propre mais l’échec est blâmable comme ces supporters de foot qui disent « on a gagné » pour une victoire et « ils ont perdu » pour une défaite. N’attendons pas trop des autres quand nous attendons peu de nous-mêmes ?

Laisser l’autre décider pour vous c’est lui laisser l’occasion de vous briser. Personne ne peut s’épanouir pour vous. Gardez précieusement ceux qui vous élèvent, qui vous aident à atteindre vos objectifs, pas ceux qui les déterminent pour vous. L’être aimé vous veut du bien et il est désintéressé, il vous poussera à vous réaliser en tant qu’individu et pas à travers lui. Identifiez ce qui vous rend malheureux. Cernez ce qui vous freine dans votre ascension. Débarrassez vous des relations toxiques qui vous minent et vous entraînent vers le bas. Posez vous la question de ce qu’ils vous apportent. Et gardez en tête que vous vivez pour vous et non pour satisfaire les autres. A quémander l’amour dont vous avez manqué, vous finirez seulement par vous éreinter.

Une fois que c’est fait, occupez vous vite de vous aimer. Vous n’êtes pas né complexé, vous avez juste perdu confiance. Prenez du temps pour vous. Posez vous et demandez vous quels sont vos réflexes conscients. Avez vous tendance à vous oublier ? N’êtes vous pas le mieux placé pour savoir ce qui vous convient le mieux ? Pourquoi vous rajouter le poids d’un regard extérieur ? Pourquoi prendre en compte quelque chose que vous ne contrôlez pas ? Ne vous réduisez pas à ce que les gens attendent de vous. Le regard des autres vous blesse mais celui qui vous paralyse c’est définitivement le votre. Répétez vous que vous êtes votre seul ennemi. Existez par vous même, pour vous même.

Par le passé j’ai laissé trop de gens m’atteindre. Plusieurs fois j’ai confondu ce qui me plaisait et ce que je faisais pour plaire aux autres. De ma façon de penser, en passant par ma façon de m’habiller à ce que je décidais d’exprimer. J’ai eu tord de laisser mon manque de confiance décider que la voix des autres avait plus de poids que la mienne. Je suis encore en plein travail de reconstruction. Je me fais violence. Je demande conseil à mon entourage, en prenant soin de m’écouter pour chaque décision importante. Je me suis réédifiée, consciente que pour aimer autrui il me fallait apprendre à m’apprécier. Aujourd’hui je ris, je porte ce qui me plait sans me soucier de savoir si ca me va, je laisse de côte les relations néfastes et parfois même je crois en moi et en ma capacité de réaliser de grandes choses.

Je vous embrasse

Anne